DEMINETEC, société française basée à La Seyne-sur-Mer (Var), met son expertise du déminage civil (dépollution pyrotechnique) et de la gestion du risque lié aux munitions non explosées (UXO) au service des acteurs publics et privés de Tunis, Tunisie. Notre intervention couvre l'ensemble de la chaîne, de l'étude historique pyrotechnique (EHT) jusqu'à la neutralisation et l'évacuation des munitions, conformément au décret 2005-1325 modifié et aux meilleures pratiques internationales.
Tunis et la Tunisie ont été un théâtre majeur de la campagne d'Afrique du Nord (novembre 1942 - mai 1943). La bataille de Tunisie, conclue par la capitulation des forces de l'Axe le 13 mai 1943, a opposé la 1ère armée britannique, la IIe armée américaine et le corps français d'Afrique aux forces allemandes et italiennes du Heeresgruppe Afrika. Les bombardements alliés sur le port de Tunis, La Goulette, Bizerte et Mateur ont laissé un passif d'UXO sur l'ensemble du golfe.
Les régions du Cap Bon, de Medjez el-Bab, du djebel Ang, de Mateur et de Tabarka conservent un dense maillage de positions allemandes, italiennes, britanniques et américaines avec leurs munitions abandonnées. Les fonds marins du golfe de Tunis et du canal de Sicile recèlent encore aujourd'hui des mines navales, des bombes d'aviation et des épaves chargées d'explosifs.
Les projets de développement — extension du port de Radès, Tunis Financial Harbour, ligne TGM, autoroute Tunis-Jelma, parcs éoliens du Cap Bon — nécessitent des études historiques pyrotechniques (EHT) et des diagnostics géophysiques avant tout terrassement, en lien avec les standards internationaux et le décret français 2005-1325.
Recherche et analyse documentaire dans les fonds d'archives nationaux et étrangers afin de qualifier le risque pyrotechnique d'un site (bombardements, combats, dépôts, champs de tir).
Évaluation des risques résiduels, définition des zones d'effet, périmètres de sécurité et mesures de protection collective.
Détection in situ d'anomalies ferromagnétiques en surface, en sondage profond, en milieu terrestre ou subaquatique.
Extraction, identification et neutralisation / destruction des munitions par nos équipes d'opérateurs qualifiés NEDEX / EOD.
Reconnaissance et dépollution en milieu portuaire, fluvial ou maritime, en partenariat avec SEMTEC (filiale du groupe).
À Tunis, ville portuaire / littorale, nos équipes mobilisent leur expertise sous-marine (reconnaissance magnétométrique des fonds, identification d'engins, plongée technique) pour sécuriser darses, quais, chenaux et ouvrages immergés.
La campagne de Tunisie se déroule du 17 novembre 1942 au 13 mai 1943, en Tunisie alors sous protectorat français et régime de Vichy, après l’opération anglo-américaine Torch en Algérie et au Maroc. Les forces allemandes et italiennes affrontent des forces britanniques, américaines, françaises, néo-zélandaises et de l’Armée d’Afrique. Dès le 10 novembre 1942, l’armée de l’air italienne envoie 28 bombardiers à Tunis. À partir du 12 novembre, un pont aérien de l’Axe débarque plus de 15 000 hommes et 581 tonnes de matériel, tandis que des navires acheminent 176 tanks, 131 pièces d’artillerie, 1 152 véhicules et 13 000 tonnes de matériel.
Les combats concernent notamment Tunis, Bizerte, Djedeida, Medjez el-Bab, Kasserine, la ligne Mareth, Gabès et El Guettar. La Luftwaffe cause des dommages aux colonnes alliées, et un groupe de chars M3 Grant détruit des appareils au sol à la base aérienne de Djedeida. À Kasserine, l’Afrika Korps enfonce les défenses américaines les 19 et 20 février 1943. À El Guettar, le 23 mars, des chars allemands pénètrent dans un champ de mines américain avant d’être pris sous le feu de l’artillerie et des unités antichars. La ligne Mareth, ouvrage défensif construit par les Français sur une bande de vingt kilomètres de large et trente kilomètres de long, est débordée en mars 1943. Le 7 mai, l’armée britannique entre à Tunis et l’infanterie américaine à Bizerte ; les derniers éléments de l’Axe se rendent le 13 mai à 11 h 45.
Les équipements et armes explicitement cités comprennent des bombardiers, des tanks, des pièces d’artillerie, des armes antichars et un champ de mines américain. La présence d’un champ de mines à El Guettar, les tirs d’artillerie, les combats de chars et les bombardements aériens imposent, pour un diagnostic historique et pyrotechnique, de documenter séparément les zones d’affrontement, les positions défensives, les bases aériennes, les itinéraires et les ouvrages de la ligne Mareth. La détection magnétométrique peut être associée à cette analyse des emprises concernées.
Les secteurs cités comprennent Tunis, Bizerte, Djedeida, Medjez el-Bab, Kasserine, El Guettar et la ligne Mareth. Ils ont été concernés par des bombardements, des combats de chars, des tirs d’artillerie, des armes antichars ou un champ de mines, selon les opérations décrites.
À la bataille d’El Guettar, le 23 mars 1943, des chars de la 10e Panzerdivision entrent dans un champ de mines américain. L’artillerie américaine et les unités antichars ouvrent ensuite le feu, et la division perd 30 chars avant de se retirer.
Source documentaire : Wikipédia — Campagne de Tunisie
Intervention possible à Tunis et dans l'ensemble du territoire de Tunisie depuis notre siège social en France (285 avenue Marcel Paul, 83500 La Seyne-sur-Mer, Var). DEMINETEC mobilise ses équipes et ses moyens techniques selon les besoins de chaque mission : études documentaires, missions de terrain courtes, ou opérations de dépollution de longue durée.
À Tunis et dans la région de Tunisie, les engins les plus fréquemment découverts sont des obus d'artillerie, des grenades, des mines terrestres, des bombes d'aviation et — selon le contexte côtier — des mines navales. La typologie exacte dépend de l'historique de la zone et fait l'objet de l'étude historique pyrotechnique (EHT) préalable.
Le décret 2005-1325 modifié encadre la dépollution pyrotechnique civile sur le territoire français. À l'international, DEMINETEC l'utilise comme référentiel d'excellence, en complément des standards IMAS (International Mine Action Standards) et des exigences contractuelles locales propres à Tunisie.
La durée varie selon la surface, la profondeur d'investigation et la densité des anomalies. Une EHT prend 2 à 6 semaines, un diagnostic magnétométrique quelques jours à plusieurs mois, et une dépollution effective peut s'étaler de quelques semaines à plusieurs années pour les grands projets.
Oui. DEMINETEC, via sa filiale SEMTEC et le groupe DEMINETEC, dispose de capacités de plongée, de magnétométrie sous-marine et de neutralisation d'engins immergés pour les ports, fleuves, lacs et zones côtières.
Pour toute demande d'étude historique, de diagnostic ou d'intervention de dépollution pyrotechnique, contactez nos équipes :
DEMINETEC SAS