DEMINETEC, société française basée à La Seyne-sur-Mer (Var), met son expertise du déminage civil (dépollution pyrotechnique) et de la gestion du risque lié aux munitions non explosées (UXO) au service des acteurs publics et privés de Nouakchott, Mauritanie. Notre intervention couvre l'ensemble de la chaîne, de l'étude historique pyrotechnique (EHT) jusqu'à la neutralisation et l'évacuation des munitions, conformément au décret 2005-1325 modifié et aux meilleures pratiques internationales.
Nouakchott, capitale et plus grande ville de Mauritanie, partage l'héritage pyrotechnique du Sahara occidental et de la zone sahélo-saharienne. La guerre du Sahara occidental (1975-1979 pour la Mauritanie) a laissé des mines antipersonnel et antichars dans le nord et le nord-est du pays, en particulier dans la zone de Zouérat-Bir Moghreïn et le long de la frontière algéro-marocaine.
Le Programme National de Déminage Humanitaire mauritanien (PNDHD), avec l'appui de la Belgique, de la France, du PNUD et de la CIDHG/GICHD, a réalisé un effort majeur de dépollution depuis 2000, déclarant la Mauritanie « libre de mines antipersonnel » en 2018, mais des restes explosifs de guerre (REG) subsistent encore localement.
Le développement minier (Zouérat, Tasiast, Akjoujt), portuaire (Port autonome de Nouakchott, Port de Nouadhibou), gazier (champ GTA / Grand Tortue Ahmeyim au large, opéré par BP et Kosmos) et logistique sahélien nécessite des études historiques pyrotechniques (EHT) et des reconnaissances UXO, notamment sous-marines, en application du décret français 2005-1325.
Recherche et analyse documentaire dans les fonds d'archives nationaux et étrangers afin de qualifier le risque pyrotechnique d'un site (bombardements, combats, dépôts, champs de tir).
Évaluation des risques résiduels, définition des zones d'effet, périmètres de sécurité et mesures de protection collective.
Détection in situ d'anomalies ferromagnétiques en surface, en sondage profond, en milieu terrestre ou subaquatique.
Extraction, identification et neutralisation / destruction des munitions par nos équipes d'opérateurs qualifiés NEDEX / EOD.
Reconnaissance et dépollution en milieu portuaire, fluvial ou maritime, en partenariat avec SEMTEC (filiale du groupe).
À Nouakchott, ville portuaire / littorale, nos équipes mobilisent leur expertise sous-marine (reconnaissance magnétométrique des fonds, identification d'engins, plongée technique) pour sécuriser darses, quais, chenaux et ouvrages immergés.
La guerre du Sahara occidental s’étend de 1975 à 1991 et oppose le Maroc et la Mauritanie au Front Polisario. Après le retrait de l’Espagne du Sahara espagnol et les accords de Madrid, les forces marocaines et mauritaniennes envahissent le territoire. Au début de 1976, la Mauritanie en contrôle théoriquement le tiers sud et le Maroc les deux tiers nord. Les opérations du Polisario prennent la forme d’incursions éclairs, d’attaques de garnisons, de sabotages et de combats contre les forces mauritaniennes et marocaines. En 1976, 10 000 réfugiés sahraouis rejoignent les camps de Tindouf. Le palais présidentiel de Nouakchott est bombardé, tandis que la Mauritanie demande l’aide de la France. Hassan II et Moktar Ould Daddah signent ensuite un accord de défense mutuelle et créent un haut commandement mixte ; plus de 9 000 soldats marocains occupent les principales villes mauritaniennes.
Les actions armées touchent également les infrastructures minières et ferroviaires mauritaniennes. Le point d’eau de Birgandus, situé à quelques kilomètres de la voie ferrée au nord de Nouadhibou, est attaqué ; une colonne de 50 véhicules prend ensuite un poste mauritanien au nord-est d’Atar. Une autre colonne attaque le train minéralier de Touagil. L’opération française Lamentin entraîne le bombardement de trois positions du Polisario en Mauritanie. Le poste de Banou Lanouar, sur la voie ferrée, est occupé pendant trois heures avant le repli des combattants. Après l’attaque de Choum, une colonne d’une trentaine de véhicules est repérée par l’aviation française. En 1979, la Mauritanie déclare un cessez-le-feu unilatéral, puis le Maroc devient son principal adversaire.
Les armes et engins cités comprennent des tirs de mortier à El-Aïoun, des mines placées par des combattants près d’Aferket, des canons de 122 mm, des missiles, des roquettes, des missiles sol-air SAM-6 et SAM-7, ainsi que des bombardements français et marocains. Le mur des sables est également protégé par des champs de mines. La diversité entre munitions d’artillerie, roquettes, missiles et mines implique de rechercher plusieurs signatures et configurations lors d’un diagnostic pyrotechnique, sans limiter les investigations aux seules zones de combat.
Oui. Le palais présidentiel à Nouakchott a été bombardé pendant le conflit. La ville a également accueilli des forces marocaines dans le cadre de l’accord de défense mutuelle entre Hassan II et Moktar Ould Daddah.
Des attaques contre la voie ferrée, le train minéralier de Touagil, le point d’eau de Birgandus et le poste de Banou Lanouar, ainsi que des mines placées près d’Aferket.
Source documentaire : Wikipédia — Guerre du Sahara occidental
Intervention possible à Nouakchott et dans l'ensemble du territoire de Mauritanie depuis notre siège social en France (285 avenue Marcel Paul, 83500 La Seyne-sur-Mer, Var). DEMINETEC mobilise ses équipes et ses moyens techniques selon les besoins de chaque mission : études documentaires, missions de terrain courtes, ou opérations de dépollution de longue durée.
À Nouakchott et dans la région de Mauritanie, les engins les plus fréquemment découverts sont des obus d'artillerie, des grenades, des mines terrestres, des bombes d'aviation et — selon le contexte côtier — des mines navales. La typologie exacte dépend de l'historique de la zone et fait l'objet de l'étude historique pyrotechnique (EHT) préalable.
Le décret 2005-1325 modifié encadre la dépollution pyrotechnique civile sur le territoire français. À l'international, DEMINETEC l'utilise comme référentiel d'excellence, en complément des standards IMAS (International Mine Action Standards) et des exigences contractuelles locales propres à Mauritanie.
La durée varie selon la surface, la profondeur d'investigation et la densité des anomalies. Une EHT prend 2 à 6 semaines, un diagnostic magnétométrique quelques jours à plusieurs mois, et une dépollution effective peut s'étaler de quelques semaines à plusieurs années pour les grands projets.
Oui. DEMINETEC, via sa filiale SEMTEC et le groupe DEMINETEC, dispose de capacités de plongée, de magnétométrie sous-marine et de neutralisation d'engins immergés pour les ports, fleuves, lacs et zones côtières.
Pour toute demande d'étude historique, de diagnostic ou d'intervention de dépollution pyrotechnique, contactez nos équipes :
DEMINETEC SAS