DEMINETEC, société française basée à La Seyne-sur-Mer (Var), met son expertise du déminage civil (dépollution pyrotechnique) et de la gestion du risque lié aux munitions non explosées (UXO) au service des acteurs publics et privés de Kinshasa, République démocratique du Congo. Notre intervention couvre l'ensemble de la chaîne, de l'étude historique pyrotechnique (EHT) jusqu'à la neutralisation et l'évacuation des munitions, conformément au décret 2005-1325 modifié et aux meilleures pratiques internationales.
Kinshasa, capitale et plus grande ville de la République démocratique du Congo, n'a pas été directement frappée par les grands conflits de l'est du pays, mais reste marquée par les pillages de 1991 et 1993, la chute de Mobutu en mai 1997, la guerre du Congo (1998-2003) et plusieurs épisodes d'instabilité (mutineries, affrontements urbains du Mont Ngaliema, événements de Bundu dia Mayala en 2008 et 2017).
L'est du pays (Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri) reste l'une des zones les plus contaminées d'Afrique par les restes explosifs de guerre, avec des opérations de déminage humanitaire conduites par UNMACC, MAG, HI / Humanity & Inclusion et le Centre Congolais de Lutte Antimines (CCLAM) selon les standards IMAS.
Les projets de Kinshasa et de la région du Congo central — port en eau profonde de Banana, voirie urbaine, lignes électriques Inga 3, nouveaux quartiers Kinshasa-Maluku — nécessitent des études historiques pyrotechniques sur les anciens sites militaires de la garnison de Kinshasa et le long du fleuve Congo, en cohérence avec le décret français 2005-1325.
Recherche et analyse documentaire dans les fonds d'archives nationaux et étrangers afin de qualifier le risque pyrotechnique d'un site (bombardements, combats, dépôts, champs de tir).
Évaluation des risques résiduels, définition des zones d'effet, périmètres de sécurité et mesures de protection collective.
Détection in situ d'anomalies ferromagnétiques en surface, en sondage profond, en milieu terrestre ou subaquatique.
Extraction, identification et neutralisation / destruction des munitions par nos équipes d'opérateurs qualifiés NEDEX / EOD.
Reconnaissance et dépollution en milieu portuaire, fluvial ou maritime, en partenariat avec SEMTEC (filiale du groupe).
En mars 2012, à Brazzaville, en république du Congo, une explosion se produit dans un dépôt de munitions situé à côté de la caserne du 1er régiment blindé des Forces armées de la république du Congo, dans le quartier de Mpila, arrondissement d’Ouenzé. Une première explosion survient entre 7 h 30 et 8 h 10. Vers 8 h 40, alors qu’une foule s’est rassemblée autour du site, l’incendie provoqué par la déflagration initiale fait exploser des stocks de nitrates-fiouls, puis entraîne la détonation de bombes aériennes, d’obus de mortier et de roquettes entreposés dans les environs. Une troisième explosion intervient vers 9 h 40, suivie de plusieurs autres jusqu’à la mi-journée.
L’événement détruit des milliers d’habitations, fait plus de 300 morts et 2 500 blessés, et laisse environ 13 854 personnes sans abri. Environ 450 sinistrés sont provisoirement installés à Kintélé, au nord de la ville, avant que certains ne soient expulsés de ces logements. Le chantier de construction de logements sociaux situé en face de la caserne est également touché : 7 ouvriers chinois sont tués et 31 blessés. Les explosions affectent aussi des sites accueillant des personnes déplacées, notamment le marché couvert de Nkombo et la cathédrale du Sacré-Cœur, où se trouvent alors 11 000 des 14 000 personnes déplacées. Ces implantations, ainsi que les abords du dépôt et de la caserne, constituent des secteurs concernés par l’événement.
Les stocks concernés comprennent des nitrates-fiouls, des bombes aériennes, des obus de mortier et des roquettes. La séquence des explosions montre la propagation d’un incendie initial vers des produits stockés dans les environs, puis la détonation successive de plusieurs catégories d’engins. Un diagnostic pyrotechnique doit donc distinguer les zones de stockage, les abords de la caserne et les secteurs atteints par les détonations, en recensant séparément les bombes, obus de mortier et roquettes mentionnés.
Le risque est associé au dépôt de munitions de Mpila, à la caserne du 1er régiment blindé et à leurs environs immédiats. Le chantier de logements sociaux situé en face de la caserne a également été touché. Les explosions ont suivi une première déflagration, puis un incendie et plusieurs détonations successives.
Les types explicitement cités sont les bombes aériennes, les obus de mortier et les roquettes. Les stocks de nitrates-fiouls ont également été impliqués dans la séquence. Ces éléments étaient entreposés dans le dépôt ou dans les environs et ont détoné après l’explosion initiale et l’incendie.
Source documentaire : Wikipédia — Explosion du dépôt d'armes de Mpila
Intervention possible à Kinshasa et dans l'ensemble du territoire de République démocratique du Congo depuis notre siège social en France (285 avenue Marcel Paul, 83500 La Seyne-sur-Mer, Var). DEMINETEC mobilise ses équipes et ses moyens techniques selon les besoins de chaque mission : études documentaires, missions de terrain courtes, ou opérations de dépollution de longue durée.
À Kinshasa et dans la région de République démocratique du Congo, les engins les plus fréquemment découverts sont des obus d'artillerie, des grenades, des mines terrestres, des bombes d'aviation et — selon le contexte côtier — des mines navales. La typologie exacte dépend de l'historique de la zone et fait l'objet de l'étude historique pyrotechnique (EHT) préalable.
Le décret 2005-1325 modifié encadre la dépollution pyrotechnique civile sur le territoire français. À l'international, DEMINETEC l'utilise comme référentiel d'excellence, en complément des standards IMAS (International Mine Action Standards) et des exigences contractuelles locales propres à République démocratique du Congo.
La durée varie selon la surface, la profondeur d'investigation et la densité des anomalies. Une EHT prend 2 à 6 semaines, un diagnostic magnétométrique quelques jours à plusieurs mois, et une dépollution effective peut s'étaler de quelques semaines à plusieurs années pour les grands projets.
Oui. DEMINETEC, via sa filiale SEMTEC et le groupe DEMINETEC, dispose de capacités de plongée, de magnétométrie sous-marine et de neutralisation d'engins immergés pour les ports, fleuves, lacs et zones côtières.
Pour toute demande d'étude historique, de diagnostic ou d'intervention de dépollution pyrotechnique, contactez nos équipes :
DEMINETEC SAS