DEMINETEC, société française basée à La Seyne-sur-Mer (Var), met son expertise du déminage civil (dépollution pyrotechnique) et de la gestion du risque lié aux munitions non explosées (UXO) au service des acteurs publics et privés de Alger, Algérie. Notre intervention couvre l'ensemble de la chaîne, de l'étude historique pyrotechnique (EHT) jusqu'à la neutralisation et l'évacuation des munitions, conformément au décret 2005-1325 modifié et aux meilleures pratiques internationales.
Alger et son agglomération portent un héritage pyrotechnique composite issu de trois grandes périodes : la Seconde Guerre mondiale avec l'opération Torch (novembre 1942), le débarquement anglo-américain et les bombardements portuaires ; puis la guerre d'indépendance algérienne (1954-1962), qui a laissé des champs de mines majeurs sur les lignes Challe et Morice aux frontières tunisienne et marocaine ; enfin la décennie noire des années 1990.
Le service national algérien de déminage de l'ANP poursuit le nettoyage des frontières est et ouest des résidus des champs de mines français : des millions de mines ont été extraites depuis l'indépendance. Le port d'Alger, celui de Boumerdès et le littoral algérois recèlent également des résidus de mines marines de la Seconde Guerre mondiale.
Les grands projets — extension du port de Cherchell, métro d'Alger, nouvelles lignes ferroviaires, projets énergétiques côtiers — nécessitent des études historiques pyrotechniques et des diagnostics magnétométriques en cohérence avec les standards internationaux et le décret français 2005-1325.
Recherche et analyse documentaire dans les fonds d'archives nationaux et étrangers afin de qualifier le risque pyrotechnique d'un site (bombardements, combats, dépôts, champs de tir).
Évaluation des risques résiduels, définition des zones d'effet, périmètres de sécurité et mesures de protection collective.
Détection in situ d'anomalies ferromagnétiques en surface, en sondage profond, en milieu terrestre ou subaquatique.
Extraction, identification et neutralisation / destruction des munitions par nos équipes d'opérateurs qualifiés NEDEX / EOD.
Reconnaissance et dépollution en milieu portuaire, fluvial ou maritime, en partenariat avec SEMTEC (filiale du groupe).
À Alger, ville portuaire / littorale, nos équipes mobilisent leur expertise sous-marine (reconnaissance magnétométrique des fonds, identification d'engins, plongée technique) pour sécuriser darses, quais, chenaux et ouvrages immergés.
Pendant la Guerre d’Algérie, à partir de juillet 1957, la France a constitué la ligne Morice comme une ligne de défense armée destinée à couper les combattants de l’Armée de libération nationale de leurs bases situées à l’étranger. Elle suivait la frontière entre l’Algérie et la Tunisie sur 460 kilomètres, de la Méditerranée aux confins sahariens, puis jusqu’à la frontière marocaine. Barbelée, électrifiée, minée et surveillée en permanence, elle constituait la première ligne de défense française durant la bataille des Frontières. Elle a été partiellement doublée par la ligne Challe en 1959.
Environ onze millions de mines terrestres ont été implantées principalement sur les lignes Morice et Challe, ainsi que dans quelques zones à l’intérieur du territoire algérien. Environ huit millions ont été supprimées jusqu’en 1988, avant l’interruption du déminage pendant la guerre civile algérienne des années 1990. Au début du XXIe siècle, plusieurs centaines de milliers de mines restaient non désactivées. Selon Alger, plus de trois millions de mines actives subsistaient en 2004 en incluant les engins explosifs déposés par les groupes terroristes et les mines utilisées par ses forces. Le déminage a repris en 2004 ; 600 000 mines ont été traitées entre 2004 et 2012. En 2017, l’Algérie a annoncé l’achèvement de ses obligations de déminage, après le traitement de 93 zones minées ou suspectées de l’être, dont 78 liées au barrage miné.
Les principaux engins cités sont les mines terrestres, presque toutes des mines antipersonnel à effet de souffle. Environ onze millions ont été posées par l’armée française sur l’ensemble du territoire algérien, principalement sur les lignes Morice et Challe. Le bilan doit également intégrer les engins explosifs déposés par les groupes terroristes durant la guerre civile algérienne et les mines utilisées par les forces algériennes. Les plans remis en 2007 sont toutefois peu utiles, car la pluie, le vent et l’érosion ont déplacé certaines mines. Le traitement a concerné 93 zones minées ou suspectées de l’être.
Le territoire d’Alger n’est pas identifié spécifiquement dans les éléments disponibles. Ceux-ci indiquent toutefois que des mines françaises ont été implantées sur l’ensemble du territoire algérien, principalement le long des lignes Morice et Challe, ainsi que dans quelques zones intérieures. Plusieurs centaines de milliers de mines restaient non désactivées au début du XXIe siècle.
En octobre 2007, les plans des mines placées par l’armée française entre 1956 et 1959 le long des lignes Challe et Morice ont été remis au général Ahmed Gaïd Salah. Ils sont considérés comme peu utiles, car la pluie, le vent et l’érosion ont déplacé les mines.
Source documentaire : Wikipédia — Ligne Morice
Intervention possible à Alger et dans l'ensemble du territoire de Algérie depuis notre siège social en France (285 avenue Marcel Paul, 83500 La Seyne-sur-Mer, Var). DEMINETEC mobilise ses équipes et ses moyens techniques selon les besoins de chaque mission : études documentaires, missions de terrain courtes, ou opérations de dépollution de longue durée.
À Alger et dans la région de Algérie, les engins les plus fréquemment découverts sont des obus d'artillerie, des grenades, des mines terrestres, des bombes d'aviation et — selon le contexte côtier — des mines navales. La typologie exacte dépend de l'historique de la zone et fait l'objet de l'étude historique pyrotechnique (EHT) préalable.
Le décret 2005-1325 modifié encadre la dépollution pyrotechnique civile sur le territoire français. À l'international, DEMINETEC l'utilise comme référentiel d'excellence, en complément des standards IMAS (International Mine Action Standards) et des exigences contractuelles locales propres à Algérie.
La durée varie selon la surface, la profondeur d'investigation et la densité des anomalies. Une EHT prend 2 à 6 semaines, un diagnostic magnétométrique quelques jours à plusieurs mois, et une dépollution effective peut s'étaler de quelques semaines à plusieurs années pour les grands projets.
Oui. DEMINETEC, via sa filiale SEMTEC et le groupe DEMINETEC, dispose de capacités de plongée, de magnétométrie sous-marine et de neutralisation d'engins immergés pour les ports, fleuves, lacs et zones côtières.
Pour toute demande d'étude historique, de diagnostic ou d'intervention de dépollution pyrotechnique, contactez nos équipes :
DEMINETEC SAS