DEMINETEC, société française basée à La Seyne-sur-Mer (Var), met son expertise du déminage civil (dépollution pyrotechnique) et de la gestion du risque lié aux munitions non explosées (UXO) au service des acteurs publics et privés de Bruges, Belgique. Notre intervention couvre l'ensemble de la chaîne, de l'étude historique pyrotechnique (EHT) jusqu'à la neutralisation et l'évacuation des munitions, conformément au décret 2005-1325 modifié et aux meilleures pratiques internationales.
Bruges (Brugge) et son avant-port de Zeebruges se trouvent sur l'une des côtes les plus contaminées pyrotechniquement d'Europe. Durant toute la Première Guerre mondiale, le Marinekorps Flandern allemand a fait de Bruges une base majeure de sous-marins et de destroyers, déclenchant des raids côtiers britanniques — dont le célèbre raid de Zeebruges du 23 avril 1918 — et des bombardements intenses de la Royal Navy sur le port et les canaux intérieurs.
La mer du Nord et la côte flamande restent parsemées de mines navales, charges de profondeur et bombes aériennes des deux guerres. Les unités belges DOVO/SEDEE récupèrent chaque année des centaines de munitions sur les fonds marins au large de Zeebruges, tandis que les champs de bataille de Flandre-Occidentale (saillant d'Ypres, Diksmuide) continuent de livrer la « moisson de fer » de la Grande Guerre.
Bruges elle-même a été libérée le 12 septembre 1944 par la 4e division blindée canadienne durant la campagne de l'Escaut. Les projets d'extension portuaire, le câblage des parcs éoliens offshore et les opérations de dragage dans la ZEE belge nécessitent systématiquement des reconnaissances UXO sous-marines et des études de gestion du risque.
Recherche et analyse documentaire dans les fonds d'archives nationaux et étrangers afin de qualifier le risque pyrotechnique d'un site (bombardements, combats, dépôts, champs de tir).
Évaluation des risques résiduels, définition des zones d'effet, périmètres de sécurité et mesures de protection collective.
Détection in situ d'anomalies ferromagnétiques en surface, en sondage profond, en milieu terrestre ou subaquatique.
Extraction, identification et neutralisation / destruction des munitions par nos équipes d'opérateurs qualifiés NEDEX / EOD.
Reconnaissance et dépollution en milieu portuaire, fluvial ou maritime, en partenariat avec SEMTEC (filiale du groupe).
À Bruges, ville portuaire / littorale, nos équipes mobilisent leur expertise sous-marine (reconnaissance magnétométrique des fonds, identification d'engins, plongée technique) pour sécuriser darses, quais, chenaux et ouvrages immergés.
Les fronts occidentaux de la Première et de la Seconde Guerre mondiale constituent des zones où les agriculteurs belges et français retrouvent encore des munitions non explosées, des barbelés, des éclats d’obus, des balles et des supports de tranchées lors du labourage. Durant la Première Guerre mondiale, une tonne d’explosifs aurait été utilisée pour chaque mètre carré du front de l’Ouest, et près d’un obus tiré sur quatre n’aurait pas explosé. Dans le saillant d’Ypres, les forces britanniques et allemandes ont tiré 300 millions de projectiles, dont la plupart n’ont pas été récupérés.
Les munitions ont été enfouies dès l’impact ou ont disparu dans la boue, puis les travaux de construction, le labourage et les processus naturels les ramènent à la surface. La majeure partie de cette collecte intervient pendant les semis de printemps et les labours d’automne, notamment dans le nord de la France et en Flandre. En Belgique, les agriculteurs déposent les munitions en bordure des champs ou dans des points de collecte, avant leur récupération par l’armée et leur élimination par explosion contrôlée à Poelkapelle. Le dépôt spécialisé a été construit après l’arrêt, en 1980, du déversement de coquillages dans l’océan. Les accidents restent possibles : deux personnes sont mortes près de Vimy en 1998 et deux ouvriers belges ont été tués en 2014 par un obus enfoui depuis un siècle.
Les engins et éléments cités comprennent les obus, projectiles, balles, grenades, éclats d’obus, barbelés et supports de tranchées. Près d’un obus tiré sur quatre n’a pas explosé pendant la Première Guerre mondiale. Certains obus contiennent du gaz toxique ou du gaz moutarde ; ils restent fonctionnels et peuvent libérer leur contenu en se corrodant. Les opérations consistent notamment à récupérer les munitions, à désamorcer les charges et à détruire les produits chimiques gazeux à haute température, tandis que les explosifs sont mis à feu.
Oui. Malgré leur âge, les munitions non explosées restent très dangereuses. Plus de vingt membres de l’unité belge de neutralisation des explosifs et munitions sont morts depuis 1919 lors de l’élimination de munitions de la Première Guerre mondiale. Les agriculteurs les déposent en bordure des champs ou dans des points de collecte pour les autorités.
Oui. Les obus contenant du gaz toxique restent fonctionnels et peuvent libérer ce gaz en se corrodant. Près de cinq pour cent des obus tirés pendant la Première Guerre mondiale contenaient du gaz toxique. Des experts continuent de souffrir de brûlures après l’ouverture d’obus au gaz moutarde.
Source documentaire : Wikipédia — Moisson de fer
Intervention possible à Bruges et dans l'ensemble du territoire de Belgique depuis notre siège social en France (285 avenue Marcel Paul, 83500 La Seyne-sur-Mer, Var). DEMINETEC mobilise ses équipes et ses moyens techniques selon les besoins de chaque mission : études documentaires, missions de terrain courtes, ou opérations de dépollution de longue durée.
À Bruges et dans la région de Belgique, les engins les plus fréquemment découverts sont des obus d'artillerie, des grenades, des mines terrestres, des bombes d'aviation et — selon le contexte côtier — des mines navales. La typologie exacte dépend de l'historique de la zone et fait l'objet de l'étude historique pyrotechnique (EHT) préalable.
Le décret 2005-1325 modifié encadre la dépollution pyrotechnique civile sur le territoire français. À l'international, DEMINETEC l'utilise comme référentiel d'excellence, en complément des standards IMAS (International Mine Action Standards) et des exigences contractuelles locales propres à Belgique.
La durée varie selon la surface, la profondeur d'investigation et la densité des anomalies. Une EHT prend 2 à 6 semaines, un diagnostic magnétométrique quelques jours à plusieurs mois, et une dépollution effective peut s'étaler de quelques semaines à plusieurs années pour les grands projets.
Oui. DEMINETEC, via sa filiale SEMTEC et le groupe DEMINETEC, dispose de capacités de plongée, de magnétométrie sous-marine et de neutralisation d'engins immergés pour les ports, fleuves, lacs et zones côtières.
Pour toute demande d'étude historique, de diagnostic ou d'intervention de dépollution pyrotechnique, contactez nos équipes :
DEMINETEC SAS